Que feriez-vous si on vous offrait un Iphone pour vous espionner ?

A l’heure où, en France, la polémique des fichiers de police est relancée, au Japon, les usages des nouvelles technologies deviennent parfois particulièrement intrusifs sans pour autant que la population ne s’en plaigne. Le quotidien Asahi Shimbun du 14 septembre publiait une enquête les nouvelles techniques de contrôle de la présence des étudiants dans les universités. Dans le système universitaire japonais, la présence en cours pèse plus sur l’obtention du diplôme que les notes d’examen. Ainsi, de nombreux étudiants multiplient les stratégies pour sécher les cours sans être pris - la plus commune étant de faire signer la feuille de présence à un ami. Mais alors la feuille et le stylo appartiennent de plus en plus au passé, les nouvelles technologies s’invitent dans les salles de classe, s’avérant un redoutable outil de contrôle de présence.
Il y a six mois, l’université Aoyama se livrait à une expérience en partenariat avec Softbank, le seul opérateur téléphonique qui distribue l’Iphone au Japon. 500 étudiants se sont vus distribuer le smart phone d’Apple… gratuitement. Cet acte de charité avait pour but affiché d’utiliser la fonction de géolocalisation afin de traquer les adeptes de l’école buissonière. Ainsi, les coordonnées GPS des appareils étaient reliées au serveur de l’université, dont l’administration notait consciencieusement l’endroit où les étudiants se trouvaient à l’heure où ils étaient censés être en cours.
Une quarantaine d’universités ont fait l’acquisition d’un autre système, inventé par la société Sakusa, permettant de contrôler la présence via cartes à puces et téléphones portables, tous équipés de puces RFID au Japon. Les étudiants font glisser leur téléphone sur une borne à l’entrée des salles de classe, comme on le ferait pour passer le portillon du métro.
La communauté estudiantine a accueilli ce système avec enthousiasme, le considérant comme un signe du temps, un pas de plus vers la modernité. Pourtant, la plupart des universités abandonnent peu a peu cette idée car trop onéreuse mais aussi parce que le système est loin d’être infaillible : une importante propension d’étudiants se contentent de valider leur carte avant de rentrer chez eux.
- Posté par Antoine à 10:17
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Cmt les universites obtiennent les coordonnées telephoniques des étudiants ? Ils les donnent ou quoi ?