herbivores, becs sucrés, fous de Hello Kitty et garçons maquillés
Le terme est désormais connu de tous les Japonais « Zoshoku Danshi » caractérise ses Japonais, maigrichons et un peu marginaux, n’ayant d’appétit pour rien et surtout pas d’appétit sexuel. Ils se qualifient eux même par ce terme, signifiant « herbivore ». Les médias ont traité ce nouveau phénomène sociologique sous tous les angles, au point quel es journaux occidentaux s’y sont également intéressés comme ici le Figaro , le Monde ou encore la CNN. Dans le reste de l’Asie, la presse témoigne de l’apparition de ce phénomène en Chine et en Corée.
D’autres nouveaux types de « danshi » (garçon) ont également fait leur apparition. On parle désormais de « Sweets Danshi », pour parler des jeunes garçons qui se nourrissent exclusivement de gateaux et bonbons. On parle de Kitty Danshi pour désigner ceux qui vouent une passion sans mesure pour « Hello Kitty », ce chaton blanc sur fond rose que l’on voit partout sur les cartables, porte-monnaie et autres accessoires de collégiennes. Les Higasa Danshi (ombrelle) ne supportent pas la lumière du soleil et veulent garder leur peau la plus blanche possible à l’aide de force crème et grands chapeaux. Ils sont parfois difficilement différenciables des Josei-Danshi, qui se comportent et s’habillent comme des femmes.
Les « danshi » forment peu à peu des communautés, regroupés autour de cette appartenance identitaire nouvelle, avec des habitudes de consomations nouvelles. De nouvelles gammes de produits ciblant ces communautés et ont donc en sociostyles, c’est-à-dire des cibles, que l’on vise avec toutes sortes de produits dédiés, explique le quotidien Asahi dans un article du 15 octobre.
Ainsi, plusieurs pâtisseries tokyoïtes proposent désormais des formules « all you can eat » pour les amateurs de gâteaux particulièrement goinfres. Les bars proposent des bières très sucrées pour ces mêmes garçons que l’amertume du houblon écoeure. Les fanatiques de Hello Kitty peuvent se procurer toute une gamme d’objets à l’effigie du chaton stylisé, comme ces caleçons . Enfin, du maquillage pour hommes vient remplir les rayons « beauté » des grands magasins pour satisfaire les nouveaux besoins de ces garçons éfféminés. Les prix exorbitants de ces produits ne semblent pas disuader ces nouveaux « Danshi », eux-aussi touchés par la crise.
- Posté par Antoine à 09:07
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Article passionnant ! Il me fait curieusement penser au dandy de Baudelaire, qui affectait une attitude de refus aristocratique des valeurs bourgeoises et démocratiques du temps… et une posture sur la crête entre la vie et…l’ailleurs… « N’importe où ! n’importe où ! pourvu que ce soit hors de ce monde ! » (Baudelaire)
Sans doute certaines époques matérialistes produisent ce type de rejet dans une frange de la jeunesse (ou même, c’est peut-être partout, depuis la période moderne). Mais chez ces jeunes japonais ça prend vraiment des formes extraordinaires !
http://litteratura.com/le_spleen_de_paris.php?rub=oeuvre&srub=pop&id=186
J’adooore !!! Ca me fait penser aux Emos, nouveau courant lié aux Gothiques (je vais me faire massacrer si je compare). Qqchs de l’ordre de la revendication de sa fragilité et de sa bisexualité (pour les Emos). Je connais pas plus m’enfin ca fait surtout penser à l’adolescence. N’y at-il pas eu le mouvement Glam dans les années 80 où les membres des groupes tels Aerosmith, Europe, se maquillaient.
Le developpement de tactiques marketing est encore plus impressionnante ici. M’enfin concernant les rayons maquillage pour hommes : j’adore !! Nous ont en est qu’aux crèmes anti-rides pour hommes etc….